Francis Graesel

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Portrait – Saint-Avold : Francis Graesel, une vie en terre d’ovalie

Vocabulaire imagé, souvenirs vivaces et anecdotes en pagaille, Francis Graesel a fondé le Rugby-club naborien. À l’occasion des trente ans de l’association, les dirigeants actuels lui rendent hommage samedi.

« D’habitude, ce sont les gens morts qu’on met à l’honneur », s’amuse Francis Graesel. Samedi, le Rugby Club Naborien (RCN) baptise le club-house en son nom. Une reconnaissance méritée pour celui qui est le président fondateur du RCN. « J’espère juste qu’ils ne vont pas me faire pleurer », sourit l’homme de 77 ans. Qui se définit comme « émotif et passionné ».

C’est le 8 novembre 1986, à la maison des jeunes et de la culture, que s’est déroulée l’assemblée générale constitutive de la nouvelle association. « La saison sportive était déjà entamée. Tous ces mois on a donc recruté, on s’est entraîné et on a structuré le club », se souvient celui qui en est toujours président d’honneur. Le vrai départ, c’est lors de la saison 1987 / 1988, avec une équipe seniors et une autre de juniors. Des débuts parfois compliqués. « On a pris quelques roustes, notamment face au Luxembourg. Mais on a appris et on a grandi. »

Dès les premières années, sous l’impulsion de Francis Graesel, « et de l’efficace adjoint aux sports de l’époque Bertrand Muller », le RCN, qui a pris ses quartiers au stade De Brack, obtient l’arrosage du terrain et l’éclairage. « Au bout de trois ans, on était au top. »

Reste la question des vestiaires. « On occupait ceux du gymnase du collège La-Fontaine. Avec une douche commune pour les deux formations. » La troisième mi-temps se déroulait à la maison des associations. « Comme les couloirs sont grands, on sortait les tables et on mangeait là, à la bonne franquette. » Rien de très pratique. Les infrastructures actuelles verront le jour après sa présidence de quinze ans. Et porteront dorénavant le nom d’espace Francis-Graesel.

Jamais joueur

Le rugby, c’est via la télé et les retransmissions commentées de Roger Couderc que le gamin de Hombourg-Bas le découvre. « Ça m’a tout de suite attiré. » Pourtant les clubs sont rares. « Il y avait une section de l’ACBHL. » À la fin des années 60, un club naît à Hombourg-Haut et l’autre à Forbach. L’ajusteur-mécanicien des HBL, qui n’a jamais pratiqué comme joueur, suit son fils Pascal, au stade Gouvy. « Du coup, on m’a bombardé responsable de l’équipe cadets. » Il prend ensuite en main les seniors puis succède à Pierre Julien à la présidence.

En juin 86, le club hombourgeois est dissout. « C’est là qu’on a pris la décision de venir à Saint-Avold, en contactant l’office municipal des sports. » Les années suivantes, Francis devient secrétaire du Comité Départemental de Moselle (CD57) et est nommé vice-président du Comité Territorial d’Alsace-Lorrain (CTAL).

Si l’ancien président a pris des distances avec les responsabilités, il est toujours au stade lors des entraînements. « J’accompagne aussi l’équipe seniors. C’est mon plaisir du dimanche. » Le début de championnat est poussif. « Mais je suis derrière eux. » Il le sera ce week-end encore contre Lorquin. Et espère la victoire. Pour la célébrer dans l’espace Francis-Graesel ? « La troisième mi-temps fait partie de la vie d’un club. Tant qu’il y aura cet état d’esprit, il y aura du rugby », conclut le rugbyman.

Bertrand Baud

 

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